jeudi 31 décembre 2015

Je ne vous l'avais pas dit ? J'aime la Science-Fiction !

C'est reparti !

Alors que « L'impossible accident » est encore en relecture, j'étais travaillé depuis plusieurs jours par l'envie de démarrer un nouveau projet d'écriture.

Deux choses différentes occupaient mes pensées : d'une part, une nouvelle aventure de Poljack attirait mon regard vers la mappemonde accrochée sur le mur de mon bureau… Mais aucun lieu particulier ne s'imposait.
D'autre part, les lointaines planètes continuaient leur céleste ballet en toile de fond de mes pensées…

J'ai craqué ! J'ai acheté un nouveau vaisseau intergalactique et me voilà reparti sur les routes des étoiles.

C'est donc un nouveau roman S.F. qui sortira de mon clavier.

Il est bien trop tôt pour vous en dévoiler quoi que ce soit, mais je ne manquerai pas de vous en parler au fur et à mesure de son avancée.

Sachez seulement que l'action se passe bien longtemps après l'aventure de Richard Castleberry et Sheila Mcfindley. 
Dans une autre époque, où les voyages intersidéraux ont fait bien des progrès.

À suivre, donc…

samedi 19 décembre 2015

Lecture : Le bélier noir

"Le bélier noir" de Michel Quint

Publié chez RIVAGES/THRILLER
sorti en 1994

Michel Quint a reçu le Grand Prix de Littérature Policière pour Billard à l'étage (même éditeur).

4e de couv…

« Sur les peintures rupestres préhistoriques, les dieux ont les pieds en dedans et le sexe au vent. Et Norbert Loisel pense que, vu son physique, il pourrait bien être un dieu, ici-bas.
En fait, cet ancien journaliste sportif est camelot. Sur les marchés lillois, il vend des oiseaux de carton à colorier et n’est pas vraiment la coqueluche de ces dames. Sa femme, Laura, une comédienne d’avant-garde, l’a quitté ; sa maîtresse, Eugénie, la marchande de bonbons, lui bat froid. Son amour d’enfance, Odette Voel, semble avoir été la victime d’un meurtre rituel : on a retrouvé son cadavre saigné à blanc dans une usine textile désaffectée ; la tête coupée a été mordue aux pommettes. Mais est-ce bien l’Odette d’autrefois ? Et pourquoi cette barbarie antique ?
La quête de Norbert va progresser au rythme des lettres de son fils, parti sur les traces du Voyage en Orient de Nerval, et de la chronique du petit monde des marchés, où se produisent d’étranges phénomènes (marchandises avariées, maladies subites, mort d’un bélier). Très vite, Norbert comprend qu’on ne sort jamais indemne des tragédies, même si l’on est un dieu. »

J’ai sacrément aimé…

Et vous aussi, si vous aimez le roman noir, vous allez adorer ! Parce que ce livre-là est sacrément noir, comme le bélier de son titre, comme une tragédie antique.
Parce qu’il s’agit bien d’une tragédie, en dépit de la modernité de l’écriture. D’abord celle du héros, Norbert Loisel, qui narre son histoire avec une voix qu’on imagine grave, rauque, cassée par l’alcool et le tabac, avec des mots qui roulent comme des galets charriés par la rivière du temps.
Si tout commence par l’acte final, le meurtre rituel d’Odette Voel, les autres personnages ne tardent pas à se mettre en place, remontant le fil du passé, et à tracer l’arbre généalogique d’une famille, celle des camelots ; parce que les tragédies ont toujours une base familiale.
Entre les forains, Ariel, le clochard qui vend ses prédictions contre un verre d’alcool, Laura, l’ex-épouse qui monte des spectacles de plus en plus provocateurs, Valentin, le fils en quête d’une aventure romanesque sur les traces de Nerval, se tisse une toile à la trame serrée dont on ne découvrira les motifs qu’à l’ultime chapitre.
Pour moi, à n'en pas douter, ce Bélier noir est un sacré bouquin !

vendredi 4 décembre 2015

Lecture : Le meurtre d'Apollon

Le meurtre d'Apollon

de Vincent Vivès

Un polar dont l'action se déroule dans la Grèce de Platon… Voilà qui avait de quoi attiser mon intérêt !

C'est donc avec curiosité et envie que je me suis lancé dans la  lecture de ce roman. À la sortie, un seul mot me vient à l'esprit : dommage !

Oui, dommage ! L'histoire est intéressante, les personnages attachants, l'intrigue tient en haleine…

Alors que lui reproche-tu ? me direz-vous.

L'auteur, Vincent Vivès, est enseignant universitaire. Et ça se sent.
Au début de son roman, il parle de la magnificence des fêtes données par les cités pour montrer leur puissance. Je ne peux m'empêcher de comparer son écriture à ce qu'il nous décrit. On y trouve une exubérance de mots choisis, dirait-on, pour montrer à quel point il maîtrise son sujet. Tous sont évidemment garantis d'origine grecque ! C'est à tel point qu'il faudrait au lecteur tenir le livre d'une main et un lexique de l'autre.
Vincent Vivès a-t-il oublié que nous ne sommes pas tous des spécialistes de l'antiquité ? Qu'il y a un lectorat en dehors des universités ?

Je n'irai pas jusqu'à déconseiller sa lecture, c'est un bon livre (malgré quelques petites choses qui m'ont gêné), mais vous êtes prévenus ! Prévoyez un bon dictionnaire du Grec ancien, il n'y a pas de glossaire inclus dans l'ouvrage.