jeudi 31 mars 2016

De l'importance des commentaires

Amies lectrices, amis lecteurs,

Nous autres, auteurs autoédités, sommes forcément ravis de voir que le fruit de nos neurones surchauffés suscite quelque intérêt auprès de fervents adorateurs de la chose écrite, désireux de découvrir de nouveaux horizons, et plus précisément ceux que nous nous efforçons de dessiner pour eux.

Et si nous gardons un œil sur le compteur des ventes, ce n’est pas tant pour calculer les faibles royalties qu’Amazon ou consort voudra bien nous céder, mais bien pour la satisfaction de savoir qu’on est lu. Même si les royalties aident parfois à acheter des épinards, à défaut de mettre du beurre dedans…

Mais il faut bien reconnaître que nos premiers lecteurs sont les personnes de notre entourage. Dans l’ordre ou dans le désordre, il y a la famille, les amis, les voisins parfois, et les personnes que l’on a rencontrées via les réseaux, que ce soit Facebook et ses groupes d’auteurs, blogueurs et autres amoureux de la lecture, ou des plateformes comme Babelio, Livraddict, Goodreads, etc.

Tous ces gens vont sur les sites de vente chercher le livre qu’on a écrit ! Quand on y pense, c’est carrément génial ! Et je ne moque pas, parce que ce livre qu’on vient de publier, il faut le vouloir pour le trouver. Il n’est pas mis en avant, et n’apparaît même pas dans les cent meilleures ventes. Eh oui, il vient juste de sortir… Au classement, il est tout au fond du tableau qui compte des dizaines de milliers de titres ! C’est vous dire que celui qui cherche un livre au hasard n’a aucune chance de tomber dessus. La plupart des gens ne visitent guère plus de quinze pages, et encore, là, c’est les plus courageux.

Amazon (pour simplifier, je vais prendre l’exemple de cette plateforme) n’a aucune raison de mettre le livre que je viens de sortir en avant. Il est pourtant génial, mais Amazon ne le sait pas. Amazon n’est pas un éditeur, il n’a pas de comité de lecture et personne, au sein de cette société, n’a entendu parler de mon magnifique roman que je viens de mettre en ligne… La seule chose qui me rapproche d’Amazon, c’est qu’il a aussi l’œil sur les compteurs de vente. Mais pas pour les mêmes raisons. Et il regarde aussi les commentaires. Parce que les commentaires, ça peut faire vendre. Un livre beaucoup commenté attirera à coup sûr d’autres lecteurs potentiels. 

Un livre qui obtient vingt commentaires sera mis en avant sous la forme d’une association avec autre ouvrage qui se vend bien.

« Les lecteurs qui ont acheté ce livre ont aussi acheté… »

Vous avez tous vu ça…

C’est pourquoi, mes chères lecteurices, je vous en conjure, au nom de tous mes semblables aux doigts usés par les touches rugueuses du clavier, aux yeux délavés par la cruelle luminosité de l’écran, aux vertèbres tassées par de trop longues stations assises, lisez-nous, aimez-nous ou détestez-nous, mais surtout, dites-le ! Retournez sur Amazon pour crier votre amour ou cracher votre frustration, pour nous encenser ou nous insulter, mais ne restez pas muet (même si c’est d’admiration) et laissez un commentaire.
Enregistrer un commentaire