La voie des ombres - Connexio Sybarite, tome 1


Lysere




4e de couverture :
Dans un futur lointain, l’Humanité a essaimé à travers les étoiles recherchant quelque chose de plus, une réponse à cette éternelle question : sommes-nous seuls ?
Dans la débâcle de la fin des guerres de colonisation, cette interrogation a rapidement cédé le pas devant les considérations politiques et les jeux d’alliances. Seul demeure le « Grand système », vestige juridique de l’Antiquum, époque révolue dont les dernières reliques chantent la gloire d’un temps passé oublié et font l’objet de toutes les convoitises.
La réalité est-elle toujours celle que l’on perçoit dans son propre miroir ? Propriétaire de son appartement, riche patron d’un bar à la mode, Marc Delasalle à tout pour être heureux, du moins, le croyait-il jusqu’à ce que les premières lézardes apparaissent dans les limbes de sa psyché. Comment réagiriez-vous en réalisant que des années de votre vie se sont évaporées sans laisser de traces ?
Lorsqu’elles tentent de refaire surface, trois forces obscures se mettent en branle pour lui dérober des secrets dont il ignore encore tout, attisant le brasier des conflits fratricides. Enlevé, évadé puis perdu au milieu de nulle part, traqué par ses amis, épaulé par ses ennemis, il lutte pour récupérer le contrôle de sa vie, choisir sa voie avant qu’il ne soit trop tard et s’affranchir du jeu périlleux où la mort est l’unique arbitre. Bienvenue dans la voie des ombres, soulevez le voile, il est trop tard pour reculer.


Mon avis :
Connexio Sybarite est une série, La voie des ombres en est le premier opus. J’ignore de combien de volume elle se composera, mais je sais qu’il existe déjà un tome 1.5 et un tome 2… Selon l’auteur, le tome 1.5 doit apporter aux lecteurs des clés de compréhension pour l’ensemble de l’univers… Selon moi, ça ne sera pas du luxe !
Quand on raconte une histoire en choisissant pour narrateur un type en pleine confusion mentale, on s’expose à être soi-même, en tant qu’auteur, un peu confus. Et c’est précisément l’impression générale que me laisse cet ouvrage : une certaine confusion !
Confusion d’abord sur le fond : du début à la fin, on n’a pas vraiment le sentiment de progresser, mais plutôt celui de tourner en rond autour des mêmes questions. Certes, c’est sans doute voulu par l’auteur, mais ce manque de réelle progression devient assez vite lassant. De plus, les codes de la série voudraient qu’en plus d’une progression, chaque tome se termine par la résolution d’une partie des conflits, cette résolution ouvrant généralement sur de nouveaux conflits à venir, ce qui a pour effet de relancer l’intérêt pour le volume suivant. Ici, le final ne manque pas d’allure, mais il ne nous apprend rien, il ne fait que confirmer des faits déjà évoqués plus avant. On reste dans la continuité.
Le personnage central, Marc Delasalle, est conforme à l’ensemble : il tourne en rond ! Un coup, il veut tout faire pour retrouver son passé, l’instant d’après il ne veut plus en entendre parler. Il passe d’une humeur à l’autre sans crier gare, comme un bipolaire qui a oublié son traitement. Un peu agaçant, le garçon ! J’ai parfois qu’une envie : sortir mon désintégrateur à neutron et le renvoyer vers le néant !
Il y a quelques passages qui, à mon goût, mériteraient plus d’information, comme cette carte métallique confiée à Marc, dont on ne saura jamais à quoi elle sert…
Autre bizarrerie : le narrateur est, comme dit plus haut, Marc Delasalle… Sauf dans les deux derniers chapitres où c’est soudainement un personnage jamais rencontré jusqu’alors qui prend la parole… et pas le même d’un chapitre à l’autre ! Bon, ça peut être une approche intéressante, mais quand ça arrive seulement dans les deux derniers chapitres, ça ne fait que rajouter à l’impression de confusion générale d’autant que rien ne nous prépare − ni l’explique − à ce changement de narrateur.
La forme participe également à cette impression de flou, à cause d’une ponctuation pas toujours appropriée qui génère des phrases parfois mal découpées. C’est dommage, parce que l’écriture de Lysere est plutôt agréable, hormis ce problème, avec quelques belles trouvailles qui frappent juste.
En conclusion, je reste dubitatif ! Certes, je n’ai lu qu’une partie de l’œuvre… Lysere semble avoir travaillé à mettre en place tout un univers complexe, et cette démarche ne manque pas d’intérêt. D’une certaine façon, cela aurait tendance à titiller ma curiosité, néanmoins, ce premier volume suffira-t-il à capter les lecteurs les plus exigeants ? Il reste, à mon goût, trop de choses perfectibles, et je suis même étonné, quand on sait qu’il y a un éditeur derrière, que certaines corrections n’aient pas été proposées…
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