Seeker


Jack McDevitt
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Michèle Zachayus




4e de couverture :
Plus de 10 000 ans après la disparition d’une mystérieuse communauté de terriens, l’antiquaire archéologue Alex Benedict et son assistante Chase se retrouvent en possession d’une tasse, vestige du Seeker, un des vaisseaux de la colonie perdue.
Alex et Chase remontent la piste mortelle de l’artefact unique qui les mène bientôt au cœur d’un système solaire dévasté, à l’origine d’un mythe fabuleux.


L’auteur :
Jack McDevitt (John Charles, par sa naissance) est un écrivain de science-fiction, né le 14 avril 1935 à Philadelphie, aux États-Unis. Il obtient son diplôme de langue en 1957, puis passe son service militaire. Il se marie en 1967, juste avant d’obtenir son diplôme d’enseignant en littérature, métier qu’il exercera de nombreuses années, après avoir été officier de marine, chauffeur de taxi ou encore agent des douanes. Il a quarante-six ans quand paraît sa première nouvelle, et cinquante-et-un lorsqu’il publie son premier roman : « The Hercules text », sur la découverte d’un signal extraterrestre qui sème la panique sur Terre. Les contacts avec les extraterrestres (et le premier en particulier) est un thème récurent dans la bibliographie de Jack McDevitt.
Son autre sujet de prédilection concerne l’archéologie interstellaire, avec le cycle « Alex Benedict » dont Seeker, prix Nebula du meilleur roman, est le troisième opus.


Mon avis :
L’histoire que nous conte Jack McDevitt se déroule quelques millénaires après notre ère, à une époque où l’humanité s’est répandue à travers le cosmos et a colonisé d’autres planètes. Entre temps, il s’en est passé, des choses… Certains des premiers colons ont fondé de nouvelles sociétés, d’autres ont eu moins de chance et ont disparu dans les méandres du temps. Quoi qu’il en soit, les hommes ont toujours aimé se retourner sur leur passé et partir à la recherche des civilisations disparues. Le lecteur aurait pu s’attendre à ce qu’Alex Benedict, le chasseur de reliques, se penche sur notre civilisation… il n’en est rien ! On reste dans la pure fiction et le morceau d’humanité après lequel il court est parti de la Terre dans la deuxième moitié du vingt-septième siècle. Il n’est donc pas question, pour l’auteur, de s’interroger sur la façon dont nos descendants nous comprendront, dans quelques millénaires. Du moins, dans ce volume de la série Alex Benedict. Le thème a peut-être été abordé dans un autre tome, mais Seeker est le seul de la série (qui comprend six titres) a avoir été traduit en français…
Je ne connaissais pas cet auteur qui jouit d’une bonne réputation de conteur, dans son pays et dont certains de ses romans du cycle « Les machines de Dieu » ont connu un bon succès en France. Je me suis donc lancé dans cette lecture sans attente particulière, mais les commentaires en quatrième de couverture paraissaient prometteurs. J’avoue que j’ai été un peu déçu…
Non pas que ce roman soit mauvais. C’est une bonne histoire, bien racontée, et les personnages principaux sont sympas. On n’a aucun mal à s’identifier et à suivre leurs aventures. Mais il manque quelque chose pour que ça décolle vraiment. Ce qui, pour une histoire qui se passe en grande partie dans des vaisseaux spatiaux, est un peu gênant, vous en conviendrez.
Alors que manque-t-il, me demanderez-vous ? Peut-être un peu de profondeur… Lorsque plus rien ne rattache une fiction à la réalité, elle en devient trop intangible et perd toute saveur. Et dans ce récit, même si les protagonistes sont des humains pas si éloignés de ce que nous sommes aujourd’hui, l’auteur s’est peut-être un peu trop détaché de notre réalité.
Reste une aventure plaisante à suivre, avec un bon suspense et quelques rebondissements intéressants, mais c’est un roman dont on peut se passer.
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