Skinwalkers, entre chien et loup


Alex Evans





4e de couverture :
Orphelines, Aude et sa sœur, Chloé ont passé leur enfance trimballées entre foyer et familles d’accueil. Adultes, elles ont refait leur vie dans une petite ville du Sud-Ouest. La première est aussi timorée et conformiste que la deuxième, rebelle et casse-cou. Un jour, elles découvrent que leur arrière-grand-père était un G.I. américain d’origine indienne. Chloé se rend aux États-Unis, rencontrer ses lointains cousins et disparaît. Aude se lance à sa recherche. En chemin, elle croise un étrange motard…


Mon avis :
Skinwalkers, Entre chien et loup est le nom complet de ce roman. C’est le premier tome d’une série intitulée Les Épopées urbaines. Ce dernier titre m’avait laissé imaginer un livre à la sauce cyberpunk mâtiné de fantasy, à la Léa Silhol… En fait, cette épopée est quasiment aussi rurale qu’urbaine, vu qu’on est souvent dans la nature sauvage. Ne vous fiez pas non plus à la couverture qui fait penser à une romance… même si celle-ci a une certaine place dans ce récit plein de bonnes surprises. D’ailleurs, difficile d’imaginer cette héroïne timorée, un peu bornée et parfois limite sotte, ne pas se laisser aller à une vision romantique du monde.
Car c’est vrai qu’elle est agaçante, cette jeune femme, tant qu’on a souvent envie de lui secouer les puces ! Mais ça fait partie de l’originalité de cette histoire, de la faire reposer sur les épaules d’un personnage aussi improbable. Second bon point, la légende des skinwalkers est assez méconnue, à moins de s’intéresser particulièrement à l’histoire des amérindiens, ce qui ajoute un cachet particulier à cette fantasy moderne et agréable à lire. J’ai adoré, également, ce personnage ancien qui s’est bien adapté au vingt-et-unième siècle et utilise un morceau de heavy métal comme sonnerie de portable, parmi quelques idées réjouissantes au fil du récit.
Dans l’ensemble, j’ai pris pas mal de plaisir à lire ce roman, bien qu’on y trouve encore quelques coquilles non corrigées et quelques tournures maladroites qui auraient mérité d’être retravaillées. Une fois refermé, il me reste l’impression d’un bouquin simple à lire, peut-être même un peu trop simple à mon goût : l’histoire est bien construite, suffisamment prenante, mais j’aurais aimé que certaines choses soient un peu mieux fouillées. On n’apprend pas grand-chose sur les skinwalkers, par exemple, et les « méchants » ne sont pas assez développés, que ce soit les humains ou les « monstres ».
Alex Evans signe là un roman fantasy très sympa qui plaira sans doute plus à un lectorat jeune, auquel je le conseille vivement, mais laissera les lecteurs exigeants sur leur faim, sans toutefois leur couper l’appétit.
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