Brooklyn Paradis (saison 1)


Chris Simon





4e de couverture :
Que veut-elle de plus, Courtney Burden, elle qui a déjà tout : un riche et beau mari, Jeb ; deux enfants splendides, Cameron et Sawyer ; un métier créatif et une browstone de trois étages à Brooklyn, New York, là où tout le monde veut vivre ? Alors, on pose la question, que veut-elle de plus, cette femme qui nage en plein American dream ? Réponse : un canapé. Un canapé pourri. Et abandonné au bord d’une route paumée. A-t-elle un problème ? Est-elle cinglée ? Non, c’est juste une chineuse compulsive qui retape et revend à prix d’or des objets en fin de carrière auxquels elle redonne une nouvelle vie dans les superbes lofts de ses clients hipsters. Sauf que là, le canapé n’est pas vraiment abandonné. Et qu’il appartient à des gens pas très cool. Mais vraiment pas cool du tout. Et que ces gars pas cool vont essayer de récupérer leur bien. Et que Courtney, elle, risque fort de perdre tous les siens, de biens. Du paradis à l’enfer, finalement, il n’y a qu’un pas. Celui qui coûte. Cocaïne, gangsters, argent et sexe : les meilleurs ingrédients pour faire exploser une famille modèle. Il y a une bonne dose d’humour, aussi… pour sauver les meubles. Les séries littéraires de la collection « Pulp » sont conçues comme les séries télévisées, avec plusieurs saisons de six épisodes chacune, chaque épisode étant écrit pour un temps de lecture moyen de 15-20 minutes. Les six épisodes à l’unité ainsi que les intégrales de chaque saison, aux formats électronique et papier, sont proposés simultanément le jour de la parution.


Mon avis :
On parle ici d’une série littéraire de la collection « Pulp »… Rien d’étonnant alors, si j’ai pensé au film de Tarantino, Pulp Fiction, à la lecture de cette première saison de Brooklyn Paradis, puisque ce film devenu culte est un modèle du genre. Et dans la compilation des six épisodes de la série de Chris Simon, le découpage, le style nerveux, les situations, les personnages secondaires, et bien sûr l’humour m’ont irrémédiablement fait penser à ce chef-d’œuvre du cinéma américain. Comme le film, ce livre est vif, coloré, aussi addictif que la cocaïne qui déborde du canapé, aussi déjanté que les gangsters qui courent après la coke, bref, absolument indispensable pour tous ceux qui ne supportent plus leurs antidépressifs, à qui le Clorazépate ne fait plus d’effet ou qui préfère arrêter la tisane de soir. Certes, les écrits de Chris Simon ne sont pas remboursés par l’assurance maladie, mais ils sont garantis avec effets secondaires : déformations spasmodiques du visage allant du sourire au rire, démangeaisons du cortex cérébro-spinal entraînant une excitation de l’imaginatif, bouffées de plaisir.
Alors, si vous avez envie d’une lecture sans prise de tête, d’un texte sacrément bien torché, ne cherchez pas plus loin ! Brooklyn Paradis se lit sans ordonnance et la modération n’est pas nécessaire lors du traitement, mais il est possible de ressentir un manque entre deux saisons. Mais ça, c’est le défaut de toutes les bonnes séries, ça fait toujours râler quand la saison se termine, surtout quand la scène finale ne clôt rien et nous laisse le cul sur le canapé avec une seule question en tête : « et après ? »
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