Des nœuds d'acier

Sandrine Collette


4e de couverture :

La prison n’avait pas réussi à le briser. Ces deux vieillards retirés du monde vont-ils y parvenir ?
Avril 2001. Dans la cave d’une ferme miteuse, au creux d’une vallée isolée couverte d’une forêt noire et dense, un homme est enchaîné. Il s’appelle Théo, il a quarante ans, il a été capturé par deux vieillards qui veulent faire de lui leur esclave.
Comment Théo a-t-il basculé dans cet univers au bord de la démence ? Il n’a pourtant rien d’une proie facile : athlétique et brutal, il sortait de prison quand ces deux vieux fous l’ont piégé au fond des bois. Les ennuis, il en a vu d’autres. Alors, allongé contre les pierres suintantes de la cave, battu, privé d’eau et de nourriture, il refuse de croire à ce cauchemar. Il a résisté à la prison, il se jure d’échapper à ses geôliers.
Mais qui pourrait sortir de ce huis clos sauvage où toute humanité a disparu ?

L’auteur :

Sandrine Collette est née en 1970 à Paris. Un bac littéraire, puis un master de philosophie et un doctorat en science politique en poche, elle décroche un poste de chargée de cours à l’université de Nanterre, où elle enseigne toujours. Des nœuds d’acier est son premier roman, publié en 2013 chez Denoël. Il obtiendra le Grand Prix de la Littérature Policière la même année. Elle a depuis publié un roman par an, dont le dernier, Il reste la poussière, ramasse le Prix Landerneau du Polar.

Mon avis :

La classification des genres apporte parfois son lot de surprises… Quand on prend un « roman policier », on s’attend plus ou moins à une enquête, une histoire de vol ou de meurtre, ou la préparation minutieuse d’un braquage… Rien de tout cela dans Des nœuds d’acier ! Bien sûr, le narrateur et principal personnage, Théo, est un repris de justice. L’histoire commence d’ailleurs au moment où il sort de prison… Mais le lien avec la littérature policière (du moins, telle que je la conçois) s’arrête là. Le reste tient du drame intime et psychologique.
C’est en effet à une véritable plongée en enfer que nous invite Sandrine Collette. Un examen clinique de la dégradation des défenses psychiques d’un individu soumis à la torture et enfermé dans un milieu où les repères de la civilisation ont disparu. Une histoire dans laquelle les bourreaux sont peut-être autant à plaindre que leurs victimes…
La qualité d’écriture est au rendez-vous, mais c’est noir, très noir !
Âmes sensibles, s’abstenir…
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