La maison interdite


Dean R. Koontz





4e de couverture :
Bobby et Julie Dakota ne sont pas des détectives privés comme les autres. Les truands qu’ils traquent sont informatisés, leurs clients des industriels de pointe.
Frank Pollard n’est pas un client comme les autres. Il a tout oublié de sa vie, et se réveille chaque matin couvert de sang, avec plusieurs milliers de dollars dans son lit.
Candi n’est pas un maniaque comme les autres. Personne ne parvient à comprendre comment il pénètre chez ses victimes − pour les vider de leur sang.
Thomas n’est pas un enfant comme les autres. Mentalement retardé, il s’efforce de vivre avec les cauchemars qui le hantent, avec son étrange terreur d’une menace confuse et innommable.
Leurs destins vont se croiser au cœur de la folie. Ils vous attendent tous dans la Maison interdite…



Mon avis :
Pour ceux qui sont nés un téléphone portable à la main et qui ont commencé leur vie informatique avec Windows XP ou supérieur, ce roman qui se veut un peu technophile date un peu, mais reflète bien les possibilités qu’offraient l’informatique dans les années 80. Du moins aux États-Unis.
Victime de la nouvelle classification qui mélange les genres science-fiction, fantasy, fantastique, il se retrouve avec les romans SF, alors qu’il s’agit d’un thriller fantastique. Encore faudrait-il s’entendre sur ce qu’on entend par fantastique en littérature… Ici, pas d’animaux extraordinaires ou de baguettes magiques façon Harry Potter. L’histoire est bien ancrée dans notre époque, du moins telle qu’on la connaissait il y a 25 ou 30 ans, et la plupart des protagonistes sont des gens absolument normaux. Certains personnages ont toutefois des pouvoirs psychiques étranges, mais limités. Quoi qu’il en soit, même si le ressort fantastique est utilisé, la forme et le déroulement en font d’abord un thriller. Et plutôt bien ficelé, je dois le reconnaître.
Cependant, ce roman reste un thriller « à l’américaine », c’est-à-dire qu’il s’agit d’un produit taillé pour faire du chiffre de vente, usiné selon les mêmes protocoles que tous ces auteurs qui fabriquent du best-seller à la chaîne, formé dans les mêmes moules. OK, c’est efficace, les mecs connaissent leur métier, ils savent te torcher une belle histoire en mettant ce qu’il faut d’amour, de suspense, d’action et d’angoisse, et ça se lit tout seul… Mais si tu y regardes bien, leurs ingrédients sentent un peu « l’industriel », et tout finit par avoir le même goût. C’est un peu comme chez Macdo : tu rentres, tu te remplis le ventre, tu peux même prendre du plaisir parce que les frites, chez toi, tu n’en fais pas à cause de l’odeur… Tu sors du truc rassasié, mais une demi-heure plus tard, tu as l’impression d’avoir sauté un repas.
Alors ceux qui aiment lecture sans prise de tête y trouverons peut-être leur compte, mais si Dean R. Koontz a été comparé à Stephan King, les vrais amateurs préféreront l’original.
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