Le manuscrit et la mort


Nila Kazar




4e de couverture :
Deux nuits d’amour avec un archange… L’intervention de Shakespeare dans un atelier d’écriture… La découverte existante du pouvoir le l’abstinence… Une prédiction funeste à Monument Valley…
Les paradoxes du désir et les mystérieux rapports entre l’écriture et la mort, tels sont les thèmes de ce nouveau recueil de nouvelles.
Après ses quatre histoires d’après-guerre (Les rivières fantômes), Nila Kazar revient avec quatre histoires d’amour bizarres et quatre histoires d’écrivains.


Nila Kazar romancière et nouvelliste, travaille dans l’édition et enseigne à l’université. Elle tient le blog Bazar Kazar − Y a-t-il une vie après l’édition ?


Mon avis :
En peu de mots, tout est dit sur la quatrième de couverture, alors inutile de vous décrire ce livre :
Les quatre premières nouvelles parlent d’amours bizarres, ou plutôt invitent le lecteur à observer, un peu voyeur, les bizarreries parfois voulues, d’autres fois subies, mais toujours inhérentes à l’alchimie d’une rencontre, d’un désir… Les quatre suivantes explorent les rapports entre l’écrivain, son œuvre… et la mort qui est toujours omniprésente, dans les textes de Nila Kazar, non pas comme une menace, mais comme une évidence. Après tout, la mort n’est-elle pas la contrepartie inéluctable à la vie ?
Qu’elle nous parle d’amour ou de mort, de la relation à l’autre ou du lien qui unit l’auteur à ses personnages, à ses écrits, Nila Kazar nous offre avant tout des instants de vie. Instants de vie de quelques heures, quelques jours ou quelques semaines, il n’y a jamais de chute à ces récits, puisque ce sont des moments arrachés au temps, mais qui gardent toujours, en filigrane, l’ombre de l’avant, la possibilité d’un après. Chaque nouvelle est un livre qu’on a du mal à refermer, à terme, comme s’il nous parlait encore, par la magie des pages ouvertes.
J’ai déjà dit tout le bien que je pense de cette auteure, de sa plume aiguisée et précise, comme un scalpel, de son empathie évidente pour les gens qu’elle nous décrit et de la façon à la fois claire et pudique dont elle nous dévoile leurs sentiments. Avec Le manuscrit et la mort, Nila Kazar confirme, s’il en était besoin, qu’elle sait manier la langue et la teinter de ce qu’il faut d’humour, de sensualité, de tendresse, ou d’une pointe d’ironie… de tous ces ingrédients placés quand il faut, où il faut, sans jamais tomber dans l’excès ou la grandiloquence. Elle nous rappelle qu’en écriture comme dans la vie, la beauté est dans la simplicité. Elle n’a pas besoin d’artifices, mais de naturel et de sincérité.
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