Xtrème préjudice


Mark Zellweger






4e de couverture :
On retrouve la BMW du président du CIO toutes portes ouvertes au bord du lac Léman à Lausanne. Où est passé le président ?
Pendant ce temps, le professeur Ayer, grand ponte de virologie et d’épidémiologie à l’OMS, n’a plus donné signe de vie alors qu’il était en Afrique de l’Ouest afin de comprendre l’épidémie d’Ebola qui l’intriguait au plus haut point.
La situation internationale se tend considérablement avec des tentatives de lancement de missiles de moyenne portée et des essais nucléaires par la Corée du Nord.
Mark Walpen est alerté par son père qui a été victime d’un acte terroriste barbare et innommable avec ses petits-enfants, Zoé et Elliot.
Un rapport confidentiel américain dénonce l’Arabie Saoudite comme commanditaire des attentats du 11 septembre. Quel lien y a-t-il avec nos protagonistes ?
Une fois de plus les stratèges de Sword vont devoir dénouer des intrigues et tirer le vrai du faux. Les Faucons partiront en quête des différents responsables. La sanction risque d’être terrible.


Mon avis :
Xtrême Préjudice est le quatrième opus de la série Réseau Ambassador et, à mon humble avis, le plus réussi. Je ne vous cache pas que j’ai suivi, presque avec autant d’intérêt que les histoires qu’il raconte, l’évolution de l’écriture de l’auteur. Ce nouveau roman n’est pas un aboutissement, bien sûr − il y en a toujours un autre à écrire pour lequel tout écrivain sera encore plus exigeant −, mais il démontre avec force que Mark Zellweger n’est pas juste un raconteur. Si le style s’est affiné, la recette reste la même, pour le plaisir du lecteur : une écriture vive dans laquelle alternent les scènes d’action denses et les moments de réflexion documentés et argumentés d’un grand intérêt.
On retrouve l’équipe du Sword et ses Faucons, et encore une fois, ils doivent démêler des affaires d’une envergure internationale, avec une implication directe, puisque les enfants Walpen servent de monnaie d’échange. Comme pour les précédents volumes, la fiction colle au plus près de la réalité géopolitique actuelle, avec une acuité dans l’analyse qui oblige le lecteur à prendre du recul par rapport à ce que la presse généraliste peut laisser filtrer de la marche du monde. Lors de ma lecture de Double jeu, le troisième tome de la série, j’avais trouvé que cette proximité avec la réalité pouvait créer un certain malaise, surtout quand elle touchait des affaires non encore résolues telles que la crise communautaire dans les pays musulmans, mais je dois bien admettre que c’est aussi ce qui fait la force des romans de Mark Zellweger. Et comme l’auteur maîtrise bien son sujet, on se prend à rêver que ses fictions, dans leurs conclusions, deviennent réalité.
La presse littéraire salue l’entrée de Mark Zellweger dans le club des grands auteurs du genre… je ne peux que l’en féliciter tant il est vrai qu’au fil des volumes, lui aussi a pris son envol.
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